Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique
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Sous la direction de Philippe Cathé, Sylvie Douche et Michel Duchesneau, édité par Marie-Hélène Benoit-Otis avec la collaboration de Liouba Bouscant, Jean-Christophe Branger, Aude Caillet, et al. Vrin, Paris, Collection : MusicologieS
La puissante originalité de l'oeuvre du compositeur français Charles Koechlin (1867-1950) n'est plus à démontrer. Sa musique, toujours plus largement diffusée, témoigne de ses dons de créateur. Mais Koechlin n'était pas seulement musicien : célèbre pour ses ouvrages théoriques, il a déployé une intense activité d'intellectuel dans toutes les sphères de l'esprit, de l'histoire à l'esthétique en passant par la philosophie, la sociologie et même la politique. Esprit indépendant rompu à la rhétorique, critique avisé, amateur d'art, de photographie, de cinéma, Koechlin était un homme sans compromis au savoir d'une richesse étonnante. Ce livre offre aux mélomanes, aux musiciens et aux musicologues, pour la première fois en français, une série d'études approfondies de ses techniques de composition, de son langage musical et de sa pensée esthétique, ainsi que de son rapport à ses contemporains et à la société en général. Au-delà de la découverte des fondements musicaux auxquels obéissent les partitions explorées dans ce volume, les nombreux thèmes abordés permettent de mieux comprendre comment s'articulent chez Koechlin les binômes contrainte et liberté, technique et inspiration, musique et société, pouvoirs et devoirs de l'artiste. Ils permettent aussi de découvrir un homme sensible et profondément attaché à la nature, à la vie et à l'humanité dans ce qu'elles ont de plus beau.
Il est possible d'acheter cet ouvrage au bureau de l'OICRM.
Sous la direction de Sophie Stévance. Vrin, Paris, Collection : MusicologieS
Ce livre rassemble les réflexions de musicologues, sociologues, créateurs et chercheurs-créateurs s’interrogeant sur les conditions d’existence liées au métier du compositeur dans la société d’aujourd’hui. Y sont confrontées différentes analyses et investigations du domaine musical par le compositeur en caractérisant des tendances, des profils individuels d’activité et des identifications au métier. Le mot « compositeur » est donc envisagé dans ses différentes acceptions : les chercheurs tiennent compte des traditions (et de leur poids) qui accueillent les compositeurs, du renouvellement d’une grande part de leur univers sonore grâce au progrès technologique, des transformations et des stratégies compositionnelles à l’œuvre; ils restent également attentifs au tracé d’une réelle volonté discursive. Les travaux publiés dans le présent volume posent donc les jalons de « l’état » et de « l’être » compositeur, montrant ainsi que composer à notre époque révèle un objet d’étude bien plus complexe qu’une simple grille de classification des tâches prescrites par les institutions.
Ont collaboré à ce volume : S. Altier, M.-H. Bernard, J. Blais, B. Bossis, R. Bricault, P. A. Castanet, A. Couture, G. Dimitrov, H. Dufourt, J. Goldman, Ph. Leroux, I. Panneton et H. Ravet.
Il est possible d'acheter cet ouvrage au bureau de l'OICRM.
Nathalie Fernando, Peeters Publishers, Louvain, Série Ethnomusiologie 7, SELAF 441
Les musiques du Nord Cameroun offrent un panel riche mais encore peu connu. Ce livre est consacré à l'étude de la musique des six populations de la Province de l'Extrême-Nord du Cameroun : quatre entre elles, les Ouldémé, Mofou, Mofou-Goudour et Mouyang, vivent dans les Monts Mandara ; les deux autres, Guiziga et Toupouri, occupent une partie de la plaine qui s'étend des premiers contreforts montagneux jusqu'aux frontières du Tchad. Les données présentées dans l'ouvrage ont été recueillies au cours de plusieurs missions de terrain effectuées entre décembre 1994 et janvier 1998. L'auteur examine tour à tour l'instrumentarium en usage au sein de chacune de ces communautés, les modalités d'organisation des pratiques musicales et la systématique de la musique - plus particulièrement la problématique que pose l'instabilité des échelles musicales et la nature des procédés compositionnels sur un plan syntaxique comme polyphonique. Le chapitre d'ouverture pose l'essentiel des principes méthodologiques qui ont été mis en œuvre pour cette étude. Par ailleurs, le DVD-ROM encarté comprenant des illustrations sonores, visuelles, ainsi que des transcriptions, fait de cet ouvrage un outil scientifique et pédagogique à l'usage des chercheurs, professeurs et étudiants en ethnomusicologie mais aussi des amateurs de musiques traditionnelles. L'ensemble des 7 chapitres repose sur deux axes transversaux : la hiérarchisation des données musicales grâce à l'étude approfondie de l'articulation du sonore, du contexte socio-religieux et du symbolique d'une part, et de la dimension cognitive des savoir-faire musicaux, d'autre part, qui tente de répondre à la question centrale du jugement culturel de pertinence et s'attache à établir la relation entre la conception, la perception et l'actualisation des formes musicales. Tout deux sont motivés par le souci de dégager les principes de catégorisation internes à la culture et de croiser les regards externes et internes dans une dialectique permanente. Enfin, le comparatisme, envisagé ici comme un outil d'analyse permet de progresser sur les questions telles que l'emprunt, la diffusion des patrimoines et la cohabitation de ces sociétés en situation de contact. Il contribue, tels les deux axes principaux, à enrichir la perspective anthropologique dans laquelle est effectué l'ensemble de ce travail ethnomusicologique.
Lettres choisies et annotées par Ghyslaine Guertin. Traduction de Jean-Robert Saucyer. Louise Courteau, éditrice.
Les lettres de Gould laissent découvrir les liens privilégiés qu’il entretient avec sa famille, ses amis, ses collaborateurs, ainsi que la pensée et le vécu de l’homme et de l’artiste. Est-il chef d’orchestre, compositeur, auteur ou pianiste?
La correspondance permet d’accéder à la polyvalence du musicien et à la diversité de son œuvre. Elle représente un puissant microscope sous lequel on observe son processus créateur, ses attitudes, ses manières d’être et de réagir. Le lecteur comprendra les préoccupations morales et intellectuelles qui accompagnent ce génie universel, ses interrogations, ses doutes et ses aspirations.
Le ton humoristique et le rythme fougueux de son écriture démontrent l’évident plaisir de Gould à utiliser une voie autre que la musique pour communiquer et s’exprimer. Ce plaisir est contagieux et rejoint le lecteur qui, sans être le réel destinataire, comprend la portée et la fascination de cette correspondance.
En novembre dernier, Jean-Jacques Nattiez, professeur de musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, recevait la Médaille d’or du Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (l’équivalent du CNRS français) pour l’ensemble de ses travaux. C’est la première fois qu’un musicologue-ethnomusicologue est honoré par cette institution, choisi parmi des dossiers venus de toutes les disciplines des sciences humaines.
Pour souligner cette distinction, la Faculté de musique et l’OICCM (Observatoire international de la création et des cultures musicales) a organisé une entrevue publique d’une heure et demie, au cours de laquelle Jean-Jacques Nattiez a dialogué avec Georges Leroux, un éminent philosophe de Montréal qui connaît bien son œuvre et a entrepris de la situer, par ses questions, par rapport aux autres sciences humaines. L’échange a été suivi d’une riche période de questions.
Cette séance a été filmée et le vidéo réalisé est désormais accessible en ligne.